Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
In Christ Our Hope

Dieu, un secours dans la détresse (1/3)

Il est évident aujourd’hui que le monde souffre. La situation économique, morale et politique se dégrade et beaucoup d’hommes et de femmes vivent dans l’inquiétude et la peur du lendemain. Les journaux et les médias ne cessent d’amplifier cette situation en présentant au monde toutes sortes de catastrophes naturelles, de pénuries, d’accidents, d’agressions ou de viols. Il ne faut pas être particulièrement instruit pour s’en rendre compte : le monde va mal, et la situation est surtout prête d’empirer.

Cette « crise » ne touche pas uniquement les hommes qui n’ont pas d’espérance. Elle touche aussi les enfants de Dieu car ceux-ci même s’ils ne sont pas du monde, sont bien dans le monde. Seulement n’est-ce pas là que les chrétiens doivent faire la différence et se distinguer de ceux qui ne connaissent pas Dieu ? Comment votre entourage croira-t-il en la grandeur de Dieu si vous ne la vivez pas. Car nous chantons : « Combien Dieu est grand » mais gardons lamentablement le silence lorsqu’il s’agit de le démontrer. Dieu serait-il limité ? N’est-il pas un Père qui prend soin de ses enfants et qui tient toute chose dans le creux de Sa main ?

Le psalmiste écrit : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse… » Psaumes 46.1 Il est lamentable de constater que nous nous limitons à témoigner de la foi par nos paroles sans pour autant agir en conformité avec ce que nous disons. Seulement nos actes parlent et parleront toujours plus que nos paroles. Le monde n’a plus besoin de beaux parleurs ou de ces « politiciens chrétiens », il a besoin de personnes qui vivent pleinement et sincèrement Christ. Il a besoin d’hommes qui s’appuient sur Dieu plus que tout. Et à de tels hommes, Dieu saura manifester sa fidélité.

Il est absurde de penser que Dieu ne permettra pas que nous passions par ces épreuves. Au contraire elles servent à forger notre foi et à démontrer ce en quoi nous croyons. Un soir, alors qu’il s’entretenait avec ses disciples, Jésus leur dit : « Passons de l’autre côté du lac. » Marc 5.36.  Alors qu’ils naviguaient paisiblement en compagnie de Christ, un vent violent se mit à souffler. Les vagues se jetèrent avec force contre la barque, qui menaçait de couler. Les disciples angoissés pleuraient. Jésus apaisé dormait.

Dieu, un secours dans la détresse (1/3)

Devant les secousses qui agitent le navire de sa vie, chaque chrétien devrait manifester la foi en Dieu. Celui qui échoue devant cette épreuve, comme les disciples à ce moment là, ne croit pas encore en la toute puissance de Dieu. Comme Jésus a parlé sévèrement au vent, le chrétien devrait à ce moment se lever avec courage et confesser avec assurance sa foi en Dieu le Père. Les paroles de ce doux cantique expriment clairement l’attitude d’un cœur rassuré : « Si la mer se déchaîne, si le vent souffle fort, si la barque t’entraîne, n’aie pas peur de la mort. Il n’a pas dit que tu coulerais. Il n’a pas dit que tu sombrerais. » C’est alors que devant la foi de son enfant le Père se lèvera, que le vent tombera et que le calme viendra.

Nous devons posséder une foi ferme non seulement avant l’épreuve, mais aussi pendant l’épreuve. Au cours d’une recherche d’emploi, je priais le Seigneur de m’ouvrir une porte. Plus tard, une porte s’est ouverte. A ce moment j’ai commencé à prier beaucoup plus intensément. Plus tard je m'arrêtai et me posai cette question : « Est-ce normal que ma foi ne s’active qu’à partir du moment où j’aperçois une porte ouverte ? Ne devrait-elle pas être rendue visible alors même que je ne verrais rien du tout ? »

Je constatai amèrement que je croyais davantage parce que j’avais vu une porte. Si je n'avais rien vu du tout, il eût été probable que je prie toujours avec si peu de ferveur. Il est logique qu’une porte ouverte nous réjouisse. Seulement ce n’est pas à ce moment que nous devrions commencer à croire. La porte ouverte ne devrait être que la manifestation de notre foi. Abraham s’est sûrement réjoui de voir Isaac, mais il n’a pas commencé à croire en la promesse divine à la vue du ventre arrondi de Sara lors de sa grossesse. C’est plusieurs années avant lorsque Dieu lui fit la promesse d’une descendance nombreuse qu’il est dit : « Abram fit confiance à Dieu et à cause de cela, Dieu le déclara juste. » Genèse 15.6

La foi qui se manifeste uniquement lorsqu’elle voit une solution à son problème n’est pas de la foi. Ce n’est rien d’autre qu’une pseudo-foi. Alors même que nous voyons encore la tempête nous devons croire que l’orage s’arrêtera. Avant même que nous voyions le nuage grand comme la paume de main qui annonce la pluie, nous devrions prier avec ardeur sachant que la pluie viendra. Elle nous trouvera préparés et disposés, attendant la manifestation de la promesse de Celui en qui nous croyons.

Dieu se sert des épreuves pour briser les limites que nous aurions pu émettre dans notre raisonnement humain. Il dit à Abraham : « Contemple le ciel si tu en es capable. Tes descendants sauront aussi nombreux qu’elles. » Une telle parole pour nous serait plausible. Mais pour un homme âgé de quatre vingt ans et une femme en âge avancé, cette promesse est plus qu’un rêve pour notre pensée humaine. Dieu a explosé les limites qu’Abraham aurait pu se fixer et lui a fait comprendre une chose : « Je suis le Dieu Tout-Puissant. » Comme les liens de ces hommes jetés dans la fournaise ardente ont été consumés par les flammes, les épreuves ont parfois pour but de délier toutes limites que nous aurions imposées à Dieu dans notre raisonnement.

Chaque chrétien devrait confesser, mais aussi vivre la protection que Dieu lui donne. Un chrétien qui a peur est un chrétien qui n’a jamais pris le temps d’examiner la sécurité dont il dispose. Nous n’arrivons jamais à convaincre le monde que la sécurité se trouve à la croix si nous ne vivons pas cette sécurité. Nous devons examiner les promesses de Dieu, nous en imprégner et les vivre au quotidien. Une pseudo-foi n’est plus suffisante. Nous devons posséder une foi ferme. C’est à cette condition et à elle seule que nous pourrons réellement convaincre le monde que Dieu est un refuge malgré la détresse. Notre entourage l’aura compris au travers de nos vies, et leurs cœurs désespérés accourront ensuite vers Dieu afin de goûter ô combien il est bon de se reposer dans ses tendres bras d’amour.

Oui, « Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, Et que les montagnes chancellent au cœur des mers, Quand les flots de la mer mugissent, écument, Se soulèvent jusqu'à faire trembler les montagnes. » Psaumes 46.1-3

Telle est l’assurance et la sécurité du croyant. Encore faudrait-il pour chacun de nous la vivre.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article