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In Christ Our Hope

La Compassion fait toute la différence (1)

La Compassion fait toute la différence (1)

Nous avons tous un planning préalablement défini de nos différentes activités lorsque nous sortons de chez nous le matin. Il peut s’agir d’aller à l’école, au boulot, d’aller faire ses courses, rendre visite à une personne malade… Et sur notre chemin, il nous arrive de rencontrer diverses personnes ou diverses situations auxquelles nous n’avions pas forcément pensé. Pourtant nous devons y faire face.

Jésus dans la parabole du bon samaritain contenu dans le chapitre 10 du Livre de Luc nous raconte l’histoire d’un homme qui par matin ou un après midi descendait de Jérusalem à Jéricho. Cependant il tomba au milieu des brigands qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups et le laissèrent à demi mort. Couché, trois personnes passèrent auprès de lui. Un sacrificateur, un lévite et un samaritain. Nous connaissons tous la suite de l’histoire : le sacrificateur et le lévite continuèrent leur chemin sans daigner jeter un regard à l’homme qui était à demi-mort. Le bon samaritain fût ému de compassion s’arrêta et prit soin de l’homme qui était à couché.

La première question que peut susciter ce passage est celle que nous nous sommes déjà tous posé à savoir quel personnage nous représente le plus ? En d’autres termes qui sommes-nous face à la détresse de notre frère, de notre prochain ? Sommes-nous de ceux qui nous arrêtons ? Ou plutôt de ceux qui pressent le pas comme si le but que nous poursuivions avait plus d’importance que la situation de notre prochain en détresse ?

Bien souvent on a compris ce texte comme signifiant simplement qu’il fallait venir en aide aux personnes autour de nous. Mais en le relisant, j’ai réalisé que la parabole allait bien au-delà. La différence entre ces trois personnages ne se situe pas uniquement sur le fait que l’un se soit arrêté et les autres pas. Mais je pense qu’elle met également l’accent sur ce qui a motivé le bon samaritain à s’arrêter pendant que le lévite et le sacrificateur continuaient leur chemin. : La compassion. « … il fut ému de compassion lorsqu’il le vit » (V. 33)

La compassion est définie comme une vertu par laquelle un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d'autrui, et poussé à y remédier. Dans de nombreux passages de la bible on peut lire qu’à chaque fois que notre Seigneur Jésus- Christ a été face à des personnes en détresse, il a été ému de compassion. Face au lépreux dans Marc 1, il a été ému de compassion et en étendant sa main lui a dit : « je le veux sois pur ». Le récit de la seconde multiplication de pains relaté dans Marc 8 nous fait également remarquer qu’avant de multiplier les pains pour nourrir la foule qui était présente, Jésus avait été ému de compassion.

Ainsi, la différence fondamentale et peut être la seule différence ne se situe pas seulement sur le fait que les autres personnages ne se soient pas arrêtés. Souvent nous justifions notre indifférence à l’égard de notre frère ou notre prochain par nos multiples activités. Nous nous trompons avec l’idée selon laquelle en diminuant nos activités nous pourrons certainement avoir du temps à consacrer aux autres et être à leur écoute. Mais il se trouve qu’étant super occupés ou oisifs si nous n’avons pas de compassion dans nos cœurs pour les personnes qui nous entourent, tout comme ces personnages nous passerons toujours notre chemin. C’est le cœur ému de compassion qui s’arrête, c’est lui qui propose son aide, c’est lui qui réalise et comprend avec son cœur que son frère ou son prochain a besoin de lui. Ce n’est pas cesser nos activités qui nous emmènera vers les autres, ce n’est pas seulement le désir d’aller vers eux qui nous y conduira. Mais c’est la compassion que Dieu mettra dans nos cœurs qui nous donnera de nous arrêter et de réaliser que rien n’a plus d’importance au moment précis où je dois aider mon prochain. C’est elle qui aurait fait réaliser au lévite et au sacrificateur qu’il aurait pu s’agir d’eux.

On pourrait comparer cet homme à ce que nous étions avant que Christ ne vienne à notre rencontre. Nous avions été dépouillés depuis le péché d’Adam de notre vraie nature et nous étions d’ailleurs dans une condition pire que la sienne. La bible dit de lui qu’il était à demi mort mais elle dit de nous que nous étions morts. « Vous étiez morts par vos péchés… » (Ephésiens 2 :1). Mais Dieu a eu compassion de nous et a envoyé son fils mourir sur la croix. Ainsi c’est la même compassion qui doit remplir nos cœurs lorsque nous rencontrons notre frère dans la détresse. Il peut s’agir d’une détresse financière, de difficultés académiques, ou plus important encore d’une détresse que procure une vie sans Christ. Avons-nous la compassion de Dieu dans nos cœurs ?

A suivre….

 

Annick T.

 

 

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