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In Christ Our Hope

Du salut de nos ennemis

Du salut de nos ennemis

«  Sur les bords des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions en nous souvenant de Sion. Aux saules de la contrée, nous avions suspendu nos harpes. Là nos vainqueurs nous demandaient des chants et nos oppresseurs de la joie. Chantez-nous quelques-uns des cantiques de Sion. Comment chanterions-nous les cantiques de l’Eternel sur une terre étrangèrePsaume 137 :1-4

 

Ce psaume a été rédigé à l’occasion de la déportation de Juda à Babylone1. De prime abord, nous ne nous sentirions pas concernés par ses propos ; O pourtant combien nous le sommes! Comment chanterions-nous des cantiques pour nos oppresseurs ? Oui, comment prêcherions-nous l’Evangile à ceux qui nous ont heurté ? Oui, comment pouvons-nous désirer que ceux qui nous ont torturé goûtent les délices de l’Eternel ? Voilà que parfois ils nous interrogent sur notre foi ; comment pourrions-nous leur répondre, c’est sans doute une occasion de nous humilier encore. Et même si leur demande est vraie, ne méritent-ils pas l’enfer à cause de leurs crimes, et de leurs actes honteux ? Tel est le sombre tableau qui fait parfois l’objet de nos pensées. Il nous est parfois plus facile d’annoncer l’Evangile à des inconnus que nous avons croisé dans la rue qu’à des personnes de notre famille qui nous ont persécutées. Comment chanterions-nous l’Evangile à nos oppresseurs ? Nous avons tellement souffert que nous réclamons justice. Nous voulons que pèsent à jamais sur elles le poids de leurs fautes et de leurs culpabilités. Nous prouvons par-là que nous avons encore besoin de grandir dans le caractère de Christ notamment le pardon et dans la capacité à considérer les intérêts du Seigneur au-dessus des nôtres. Et c’est cette façon de procéder qui est l’appel de l’Eglise.

 

 « Le geôlier se réveilla et, lorsqu’il vit les portes de la prison ouvertes, il tira son épée et allait se tuer, pensant que les prisonniers s’étaient enfuis. Mais Paul cria d’une voix forte: Ne te fais point de mal, nous sommes tous ici. Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas; il les fit sortir, et dit: Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé? Paul et Silas répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu’il avait cru en Dieu. »  Actes 16 : 27-34

Paul aurait pu se réjouir de la fin de son bourreau, mais il a crié afin de pouvoir le sauver. Peu importe ce que ce dernier aurait pu lui faire subir dans un contexte de persécution de l’Eglise. Puissions-nous crier pour le salut de nos persécuteurs afin qu’en voyant ceux qui étaient nos bourreaux devenir nos frères, en voyant ceux qui pointaient leurs armes sur nous fractionner le pain avec nous, nous puissions vivre la puissance de l’Evangile par laquelle Dieu sauve quiconque, quiconque croit en Lui. Unique !

 

 12 Rois 25 : 21

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